DATE DE CREATION DE CETTE PAGE: 2001-02-24


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"Mon cancer"

Je ne m'y attendais pas du tout, mais pas du tout


         Hé Oui! J'avais le cancer et je ne le savais pas, qu'est-ce que ça m'a fait? Je suis resté assez surpris, je savais que quelque chose n'allait pas en moi, un cancer c'est la dernière chose à laquelle je me serais attendu. Parceque je croyais que j'avais une bonne santé que j'avais un corps sain et je ne faisais rien pour que ce soit possible. Je ne fume plus depuis 20 ans, je n'ai jamais abusé de boisson ou drogue quelconque. Je suis maintenant retraité depuis pas tout à fait deux ans et je prends cela en douceur(cool), je visite mon médecin régulièrement pour un problème d'arythmie qui est contrôlé, j'étais sûr que jamais il ne pouvait avoir place pour un cancer en moi.

         Quand mon médecin m'a annoncé cela, quelques instants de silences ce sont passés, j'imagine qu'il attendait ma première réaction, comme il me connait bien je l'ai probablement surpris par mon sang froid, bien sûr j'ai eu un serrement quelque part en moi mais rien que je n'ai pas contrôlé. Je lui ai posé cette question: est-ce que je suis encore récupérable? ou si tout est terminé pour moi(généralisé). Il a aussitôt dit que la bonne nouvelle, justement c'est que tout paraissait local, que c'était un cancer du côlon ce dont je souffrais et vue la hauteur ou il était situé, mes chances de ne pas portez de sac était à 90%. L'important je devais être opéré sans trop attendre. A partir de ce moment nous avons discuté de cet opération sa durée et les conséquences sur ma vie futur etc...

         Nous avons découvert le cancer en moi le premier février 2001 et le 14 février 2001 ont m'enlevaient ce cancer avec environ 10 pouces de Côlon. Présentement je me remet de cet opération, avec un peu de temps tout devrait être chose du passé. Aujourd'hui le 27 février, j'ai encore une boule dans le bas ventre qui m'enlève le goût de courir et sauté. Je constate déjà une bonne amélioration de mon état, la douleur est moins vive, les premiers jours quand je posais certains gestes ou mouvements, j'avais une douleur cuisante à l'intérieur qui est pas mal disparut maintenant. Çà me permets de mieux dormir et de pouvoir me tourné dans mon lit plus facilement et surtout moins douloureusement. C'est encouragent, c'est bon signe, sûrement que d'ici quelques temps cette douleur va disparaître et je continuerai ma convalescence en douceur.

         Je me considère très chanceux, car même si je n'ai pas encore reçu les résultats des analyses de mon côlon et de mon foie, je m'attends à des nouvelles plutôt bonne de ce coté et on verra bien dans le temps. En attendant çà va bien c'est ce qui importe.

         Les choses qui m'ont beaucoup aidées à vivre ce passage plus difficile à ce que je suis habitué à vivre habituellement. Tout d'abord j'ai subit quelques petites opérations auparavant, celle-là est de Loin, la plus grosse opération que j'ai subit de toute ma vie. Jamais on avaient enlevé quelques choses d'aussi volumineux dans mon organisme. J'ai eu le support de celle qui a mes yeux a le plus de valeur et m'a été le plus important mon épouse qui m'a gâtée. Elle s'est chargé de me lavé les premiers jours, j'ai beaucoup apprécié ce geste, il me rappelais un geste maternel qui était dans les circonstances capital pour moi, ces petits soins particuliers me permettait de mieux reposer a ce moment là, car je dois dire que c'est ces jours là ou je pouvais plus difficilement m'occupé de mon bien être physique. Mes trois enfants ont aussi été très présent, même si l'aîné demeure en Hollande en quelques jours, il était là avec les autres tous réunis ainsi que mes petits enfants. Beaucoup d'amies ont fait acte de présence avec toutes sortes de forme d'encouragement et de compassion.

         Comme je suis croyant et pratiquant, je m'étais préparé au pire si je peux m'exprimer ainsi. Pour moi toujours être prêt est un peu mon emblème, j'avais demandé a recevoir le sacrement des malades, qui fut fait par le curé de ma paroisse, il l'a fait le soir de son jour de congé. J'étais sûr que trop préparer ne pouvait me nuire et que cela ne rendait pas l'opération plus dangereuse pour cela. Je suis aussi aspirant associé avec la communauté des Soeurs de l'assomption de Marie, religieuse près de chez moi. Mes petites soeurs n'ont pas oublié le petit frère hospitalisé et ont priez pas mal fort. Ce que je peux dire, c'est que le médecin a bien fait son travail. Mon fils qui est en communauté chez les Fr. du Sacré-Coeur m'a fait porté dans leurs prières. Avec toutes ces prières mon opération ne pouvait être un échec Même qu'a mon réveil, comme je sentais mon corps tout chaud et sans aucune douleurs, j'ai cru un instant que l'opération avait été cancellé ou que j'avais trépassé sans m'en apercevoir tellement je me sentais bien. Ce qui m'a fait le premier prendre conscience que quelques choses s'étaient bien passé, c'est dans les instants qui ont suivit mon réveil, j'ai eu envie d'uriner et j'ai demandé si je pouvais avoir un urinoir ou quelques choses pour le faire. l'infirmière présente m'a dit de laissé allé que j'avais une sonde et que tout fonctionnais bien je n'avais qu'a me relaxer et prendre cela cold, que c'était normal. Moi ma première impression était que j'allais mouiller mon lit ? Quand même à 63 ans et 10 mois çà ne se fait pas vraiment consciemment. Mais après quelques instant, j'ai réalisé que ce n'était pas le cas. Je pense que les trois premiers jours ont été les plus ardus, après que j'ai eu commencé à m'alimenté je me suis senti remonté la pente. 5 jours après mon opération j'ai eu mon congé de l'hôpital et je suis rentré chez moi et depuis 7 à 8 jours, je reprends des forces à vue d'oeil. Mon système reprends vie la douleur s'atténue et je commence à faire un peu plus d'exercice, je crois bien que je suis sur la bonne voie.

         Premier mars 2001, je rentre à l'instant de chez mon médecin, je me sens plutôt abasourdie par la nouvelles que j'ai eu sur les analyses de mon foie etc... C'est pas ce à quoi je m'attendais, je croyais que j'allais pouvoir dire que je l'avais échappé belle, mais ce n'est pas encore le cas. Je viens d'apprendre que la maladie s'est répandue pour le moment dans le foie mais tout est possible et je devrai prendre des traitements de chimio pour tenter de faire fondre les métastases cancéreux dans mon foie. Je n'ai pas encore paniqué, mais je vol de surprise en surprise et elle me semble plus grande d'une à l'autre. D'ici deux semaines je dois rencontré un oncologue pour la suite des traitements de mon cas. Entre temps je fais des recherches sur les informations que j'ai, des métastases ça mangent quoi en hiver.

         16 mars 2001 aujourd'hui j'ai su, oui! j'ai su le fond de l'histoire. J'étais atteint d'un cancer des intestins généralisés et j'étais loin de m'en douté. Aujourd'hui! L'oncologue m'a expliqué l'évolution de ce cancer, quand j'ai eu mes maux de ventre à m'en déchirer les entrailles, c'était causé par un tumeur malin qui c'est développé dans mon côlon et l'obstruait presque totalement laissant passé très peux les selles sans pour autant que je soi constipé(selle dur et sec)c'est ce qui me donnais ces maux de ventre. Mais ce sont mes intestins qui ont tous contaminés mes organes atteints, tels le foie, ou tout autres organes ou un petit cancer peut ce manifester. C'est heureux que j'aie eu ces maux de ventre, car cela m'a permis de découvrir le poteau rose(cancer). Le médecin m'a présenté quelques solutions tout en m'avertissant que je ne devais pas m'attendre à une guérison. Tout ce que je dois espérer de ces traitements de chimio c'est un prolongement de mes jours. Prolonger mes jours à qu'elle prix, je n'aime pas les aiguilles tellement, les examens physiques, enfin tout ce qu'un malade doit subir comme examens de toutes sortes souvent désagréables. Je me demande encore si en pensant seulement à moi, je n'aurais pas été tenter de dire on laisse tout tomber et ça durera le temps que ça durera. Comme on dit, moi j'ai toujours pensé que je n'avais pas la vocation pour être malade. J'ai été cherchez ma motivation, les yeux fermés en me retournant vers mon épouse qui était là et que je voyais pleurer à la suite de cette nouvelle que nous venions d'apprendre, a été le choc qui m'a fait prendre ma décision vite. Pour moi à cause de ma peur de la souffrance que j'anticipais, j'aurais le gout de dire j'abandonne. Pour elle et aussi mes enfants et petits-enfants, je me suis dit je n'ai pas le droit de leurs faire cela. Je n'ai pas pris un mois pour y pensé, le médecin nous avait laissé seul tous les deux pour environ deux minutes pour que nous y pensions. tout en ayant mentionné que le temps était important et quand en acceptant, je hâtais la suite des événements. J'ai dit oui on y va pour les traitements que vous croyez me conviendrait le mieux mais (en même temps j'avais en bon québécois la "chienne" de subir ces dits traitements). Je me suis aussi souvenue qu'un jour à un de mes enfants qui vivait une grande épreuve et qui n'arrivait pas à l'accepté, qu'il devait trouver sa motivation dans la peine qu'il causerait aux autres de son entourage qui l'aime beaucoup s'il abandonnait. Voilà pourquoi j'ai dit "Oui" à la chimio malgré mes peurs.

         Ce traitement que j'ai choisi commencera jeudi prochain le 22 mars, un mois avant mon 64ièmes anniversaires de naissance. C'est un traitement qui est donné par intraveineuse et devrait durer environ 3 hrs au total, a raison d'un traitement toutes les semaines pendant 4 semaines et 2 semaines de relâche ainsi de suite durant 4 mois. À cela il y a des effets secondaires qui peuvent survenir, certains que je devrai les endurés, la fatigue anormal, maux de coeur, sensibilité accrue des os ou membres, système immunitaire affaibli donc plus de risque d'attrapé grippe etc...Plus sensible au rayons du soleil obligation de me protéger avec crème solaire même en auto, au vent etc...Tout cela pour dire que les 4 prochains mois et plus serons pas nécessairement de tout repos, je devrai être sage ou sinon???

         J'aurai aussi la liberté de tout arrêter si cela devait être trop pénible pour moi. J'espère pouvoir recevoir la première série de 4 mois au moins, car après cela je repasserai des examens pour évaluer et voir si cela m'a été bénéfique. C'est pour cela, que j'espère pouvoir recevoir la première série au complet, mais après je ne sais pas tout dépendra des effets secondaires et des résultats. Il se pourrais aussi que j'abandonne après un ou deux traitements, si cela s'avérais trop difficile ou trop souffrant. J'ai rencontré une partie de l'équipe qui va me traité et tous m'ont assuré de leurs écoutent envers mes doléances, souffrances ou peurs. J'avais hâte de rencontré le médecin qui va s'occupé de moi et présentement j'ai hâte de recevoir le premier traitement question de voir comment mon système va réagir à cela.

         En attendant la vie continue, mon entourage s'habitue tant bien que mal à cette idée. Moi pour le moment, je me contente de profité de mes journées qui s'ajoute une après l'autres. Comme nous le faisons presque tout les dimanches, nous nous sommes retrouvé au restaurant après la messe dominical, avec le dernier confrère de travail avec lequel j'ai travaillé les cinq dernières. En plus des membres de ma famille qui se sont joint à nous, deux de mes soeurs, un beau-frère, un neveu et sa petite amie. Si ce n'était de savoir ce que je sais, je ne me sens pas plus malade que je me sentais il y a trois mois. La seul différence, c'est que je sais et je me dit que le savoir ce n'est pas cela qui va changer quelques choses. Si ce n'eut été de mon cancer du côlon que nous avons découvert et qui a été opéré, je ne saurais rien, je vivrais dans l'ignorance du mal qui m'habitait et m'emporterait sûrement pareil et peut-être de façon plus brutal. Les traitements que je dois subir ne m'aurait peut-être pas été donné ou trop tard pour être bienfaisant pour ma maladie.

         Aujourd'hui le 19 mars 2001, c'est la fête à St-Joseph, c'est un anniversaire spécial pour moi et mon épouse. Il y a 41 ans nous nous rencontrions pour la première fois. Le 19 mars 1960, commençais cette belle aventure que nous vivons mon épouse et moi. Je peux dire que depuis ce temps là, il en est passé de l'eau sous les ponts. Il y a 41 ans nous nous préparions pour une vie à deux. Aujourd'hui ! Nous devons nous préparer pour une nouvelle vie séparer de corps mais sûrement pas de coeur. C'est probablement ce passage qui sera le plus difficile, car je crois que c'est bien humain de ne pas vouloir perdre une vie bien remplie comme nous vivons depuis 41 ans. Il m'est sûrement plus facile d'en parler présentement avec encore pas mal de temps, lorsque la fin sera plus proche, j'imagine que ça deviendra plus pénible un peu comme quand nous quittons notre fils, son épouse et notre petit fils qui vie en Hollande, car nous savons que nous serons plusieurs mois sans leurs présences, surtout notre petit fils qui nous séduit toujours par ce qu'il nous apporte et son comportement avec nous. Les mots pour exprimés ce que je peux ressentir face à cela ne sont pas suffisant, mais face à mon impuissance à changer cela, je préfère accepté cela et aidé mes proches à en faire autant. Me révolté ne ferait que me faire perdre du beau et bon temps, en plus de gaspiller mes énergies. Donc je préfère ne pas m'arrêter à cela, j'aurai sûrement bien le temps de le faire. Sûr cela je n'ai pas de contrôle, c'est pourquoi je préfère m'en remettre à la volonté de mon créateur, je suis sûr qu'il sait ce qui est bon pour moi. Les prières que je demande sont surtout pour que je trouve cette force pour accepté tout cela, aussi que mon épouse et mes enfants trouvent eux aussi cette force. De cette façon comme mes jours sont comptés, nous aurons mieux l'occasions de mieux en profiter et de moins en perdre inutilement.

         Aujourd'hui ! J'ai eu aussi l'occasion de jaser avec un de mes voisins qui lui aussi a été opéré pour un cancer, il y a quelques mois. Lui il a toutes les raisons de croire à une rémission et même plus si c'est permis de le croire, car il n'a pas eu besoins de traitement de chimio ou de radio etc... Donc pour lui c'est bon. Nous avons aussi parlez de moi bien sûr et je lui ai fait valoir ma façon d'envisager la situation. Je crois qu'il est bien d'accord avec moi, car comme moi refusé d'accepté la réalité serait gaspillé de belle énergie, qui peux être employé à rendre les jours qu'il me reste plus profitable et plus agréable pour moi et les miens. Nous sommes aussi bien d'accord que moi, je suis peut-être limité mais je le sais. Combien de gens de mon age et même plus jeune vont partir sans le savoir, soit par accident ou subitement sans aucun avertissement. Je n'ai qu'à penser au nombres de mes ex-confrères qui sont décédé soit au travail ou chez eux brutalement sans avoir le temps de dire quoi que se soit. Face à cela je me dis chanceux, car moi je pense bien avoir le temps de dire au revoir à tous ceux que j'aime et à tout ceux qui m'entoure. Je crois que pour faire tout cela, je dois bien me mettre dans la tête que je n'ai pas le choix de faire autrement et que ce serait néfaste pour moi et les miens si j'essayais de me révolté face à cela. Je viens de m'engager dans le dernier droit de ma vie et c'est à sens unique, donc une seul chose à faire, en tirer le plus possible et pour cela je ne dois pas tenter de faire marche arrière. toujours de l'avant jamais plus de l'arrière, c'est une parole que j'ai déjà entendu au cour de ma vie et c'est très vrai, dans mon cas c'est très bien ainsi. Même si je suis dans le dernier droit il peut-être assez long, je ne connais pas sa longueur et de toute façon je la connaîtrai bien assez vite.

         Cet après-midi, j'ai assisté à une réunion des associées des Soeurs de L'Assomption et encore là j'ai donné la même image de moi et de mon acceptation. Dire que je serai toujours capable de le faire, ce serait cracher en l'air comme dit si bien l'expression. C'est comme cela aujourd'hui et je ne cherche pas à savoir si ce sera comme cela demain etc... Je vis aujourd'hui le plus sereinement possible et j'espère être capable de le faire demain. Je pense que chaque jours subit sa peine et je ne veux pas savoir qu'elle sera la peine de demain, je le saurai bien assez vite. Je profite de beaucoup de compassion de la part de tout ceux qui me côtoie et cela me suffit pour aujourd'hui. Je tente surtout d'aider mon épouse a accepté elle aussi, puisqu'elle aussi ne peut rien y faire. Je crois que c'est elle qui a le plus à accepter, c'est elle aussi qui a besoin le plus de courage car après elle devra vivre et réorganisé sa vie. J'ai pas besoin de vous dire que nous en discutons beaucoup ensemble. Moi plus de problèmes quand je n'y serai plus mais elle, elle les aura tous à affronter.

         Ces dernier jours, je me suis préparé mentalement et physiquement à aller recevoir mon premier traitement de chimio. Je suis un peu nerveux, je crois que c'est bien normal, je ne sais pas ce qui m'attend exactement et comment mon corps va réagir à ce traitement. J'ai hâte de le savoir tout en étant un peu inquiet, j'espère que tout ira bien, que je n'aurai pas trop d'effets secondaires.

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