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Bonjour, nous sommes Stéphane(à gauche avec Grand-Papa) et Joanie (à droite). Remarquez que je suis entrain d'aider Grand-Papa à s'asseoir sur le sofa. J'avais commencé en le prenant par les épaules, mais il était trop lourd. C'était bien mieux par ses cheveux. C'est de cette façon que j'ai réussi le mieux à la soulever! Ses cheveux m'ont semblé très solide. Grand-papa a poussé un petit cri, ça doit être la surprise de constater ma force. Nous vous invitons à voir le site de Grand-papa. Ho! il y a du nouveau depuis le 28 mars 2001 j'ai une petite soeur qui se nomme Sophie. Voyez çi-dessous Ho! encore du nouveau, une autre petites soeurs vient d'arriver, le 02 juillet 2002, sa photo n'est pas encore là. |

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Je suis né le 22 avril 1937, à Baie-du-Febvre. Mon nom est Jean-Louis et j'ai vécu tout mon enfance sur la ferme familiale de mes parents. C'était une ferme du bas du rang du Pays-Brûlé, à environ quatre milles et demi du village. Nous étions une famille de neuf enfants: cinq filles et quatre garçons. Nous demeurions à environ deux cent cinquante pieds, de l'école. |
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C'est là que j'ai fait mon cours primaire. Pour le secondaire, je n'en ai pas fait, j'ai travaillé avec mon père sur la ferme. Ma Mère était une enseignante. Elle a enseigné quelques années avant de se marier. Elle est née sur une ferme à St-Bonaventure, près de Drummondville. Mon grand-père paternel est décédé quand j'avais environ neuf ans. Je n'ai pas connu ma grand-mère paternelle. Par contre, j'ai connu mes deux grands-parents maternels.
Nous étions une famille bien ordinaire, dans les années 1945. Mon enfance a été assez calme, je crois que j'étais plutôt tranquille et obéissant. Les revenus familiaux étaient assez modestes. Nous vivions surtout des fruits de la ferme. Beaucoup de produits y étaient récoltés. Mes parents faisaient beaucoup de conserves pour nourrir la petite famille qui grandissait de un, presque tous les ans. Les légumes venaient du jardin. La viande était celle des animaux que nous élevions: bovins, porcs, volailles, etc. J'étais le deuxième enfant, j'avais une sœur aînée. Mon enfance passée sans histoire. J'allais à l'école près de chez nous. Je travaillais avec mes parents surtout avec mon père, dans les moments de loisirs (entre les heures de classe). Je n'étais pas le seul dans cette situation car c'était la mode dans le temps. Les filles travaillaient avec la mère et, les garçons avec le père, malgré que presque la majorité des filles travaillaient avec les deux mais rarement les garçons. Au début, je faisais des petits travaux en respectant mes capacités. Plus je grandissais, plus les travaux devenaient importants. Comme nous vivions à la ferme, il y avait des travaux qui étaient journaliers et même deux fois par jour. Les soins des animaux occupaient beaucoup de temps et moi, ce que je trouvais le plus emmerdant, c'était la traite des vaches qui se faisait à la main deux fois par jour. Nous ne possédions pas de trayeuses mécaniques comme aujourd'hui. Cela demandait la participation de tous. Les plus jeunes comme les plus vieux trayaient les vaches à la main. Nous en avions tout près d'une vingtaine donc plus nous étions pour traire mieux c'était. Notre emploi du temps était à peu près ceci: Après la traite du matin, c'était le déjeuner, la toilette, puis, nous mettions des vêtements propres et on partait pour l'école. Comme nous étions près de l'école, nous revenions dîner à la maison. Ensuite, nous retournions pour l'après-midi et après le retour, en fin d'après-midi, c'était les devoirs. S'il restait un peu de temps, on pouvait jouer avant la traite et la besogne du soir. Après cela, c'était le souper, les leçons et le coucher. La télévision n'existait pas encore. Quand elle est arrivée, comme nous n'étions pas riches, nous n'avions pas la télévision. Les dernières années de mon primaire, j'allais souvent à l'école l'avant-midi et l'après-midi j'aidais mon père durant certaines périodes de l'année. Par exemple, en hiver, nous allions couper le bois de chauffage qui servait à chauffer la maison. Au printemps, c'était les semences et à l'automne, c'était les récoltes qui se faisaient après la rentrée des classes au début de septembre.
À seize ans, j'ai laissé l'école, pour travailler avec mon père à plein temps. J'ai travaillé deux ans et demi environ avec mon père. Comme mon frère cadet avait lui aussi terminé ses études, il a pris ma place sur la ferme avec mon père. C'est à partir de ce temps-là, que je commençai à travailler à l'extérieur. Au début, çà devait être temporaire, c'était pour aider à la vie familiale et avec le temps, le temporaire est devenu permanent.
À l'âge de vingt-deux ans et onze mois, j'ai fait la rencontre de celle, qui est devenue mon épouse, Madeleine. il y a déjà plusieurs années de cela, c'était en mille neuf cent soixante, au début de ma vie active. J'étais un gars plutôt ponctuel, je conduisais un camion depuis environ trois ans déjà, j'étais affecté à une route régulière , donc il y avait des endroits ou forcément je passais tous les jours. Moi pour mon travail, je passais là tous les matins, elle aussi faisait le même bout de chemin, pour aller prendre son autobus. Elle faisait ce trajet à pied, c'est là, Je crois bien que sans le savoir j'ai eu le coup de foudre pour elle. Un samedi du mois de février 1960, comme à l'habitude j'allais chez mon patron prendre ma paye de la semaine, au moment ou j'ai entre-ouvert la porte à mon départ, c'est vraiment là que j'ai été frappé en plein coeur, je suis resté figer dans la porte, en l'apercevant pendant quelques instant, assez pour que l'épouse de mon patron s'en aperçoive et ait le temps de venir voir ce qui ce passait. J'ai eu droit à de petite taquinerie et je crois que c'est là, que j'ai eu discrètement des renseignements précieux qu'il me manquait, si j'avais voulu savoir, j'aurais eu à ce moment là tous les renseignements si j'avais demandé. Mais quelques choses m'en empêchait, ma fierté et j`étais trop gêner pour me dévoiler comme-ça. Je l'avais découverte et je comptais bien arriver jusqu'a elle sans aide et subtilement à l'insu de tous. Je peux vous dire qu'elle était pas mal à mon goût, comme on dit elle m'était tombée dans l'œil. C'était une belle après-midi de février le soleil et la neige lui servait de décors. Moi de chez mon patron qui habitait un 2e étage et elle qui descendait la côte du village, nous étions à environ 75 à 100 pieds l'un de l'autre, une chance que je n'étais pas petit oiseau, je crois que j'aurais été me poser pas très Loing d'elle pour mieux la voir. J'ai de la difficulté a décrire ce que j'ai ressenti à ce moment là, mais c'était quelques choses que je n'avais jamais ressenti auparavant. Croyez moi j'avais l'œil du chasseur, comme dans mes projets, la vie de couple, la vie familiale était ce que je voulais, donc je recherchais une femme dans le but d'en faire mon épouse, j'étais assez sérieux dans mon comportement et mes ambitions. Elle arrivait juste au bon moment. Elle était professeur et enseignait dans une localité voisine St-Gérard de Magella je crois. Ce qui était le plus difficile pour moi, c'était que je ne savais rien d'elle, tout ce que je savais, c'était ce que je voyais, j'avais un petit problème pour aller plus loin. Fallait que je me débrouille, Je voulais faire cela mine de rien. Je ne voulais pas que l'on s'aperçoive de mon intérêt pour elle, j'avais peur de me la faire piquer ou encore qu'elle soit déjà prise. Donc??? Je faisais toutes mes recherches discrètement, car je n'aurais pas aimer être inscrit comme un soupirant sur sa liste de ceux qu'elle a refusée. Je pense bien encore aujourd'hui que j'étais vraiment chasseur et elle la proie convoitée. Je ne savais rien d'elle, je ne savais pas si elle était libre et si elle était intéressée par un gars comme moi. Comme je ne voulais pas attirer l'attention, j'ai surtout tendu bien grandes mes oreilles, pour recueillir des indices à son sujet, qui m'ont servi pour arriver à mes fins, Je l'ai découverte à peu près vers la fin de l'année mille neuf cent cinquante-neuf et j'ai du patienter environ trois mois au total pour en savoir assez pour passer à l'action.
Quand j'ai eu en ma possession, assez de renseignements sur elle, savoir ou elle demeurait, le nom de son Père etc... c'est là que tout a commencé, j'ai mis en place une stratégie, pour organiser ma première rencontre avec elle. J'étais très nerveux, le jour ou j'ai décidé de faire le premier pas, téléphoner pour prendre mon premier rendez-vous, quelque chose me disait que le temps pressait, que je risquais de voir l'oiseau s'envoler, ce qui m'aurait beaucoup peiné. J'avais un avantage sur elle, moi je la connaissais déjà de vue, tandis qu'elle ne me connaissait pas du tout. Çà semblait un avantage que je croyais, mais cela aurait pu m'être néfaste, car pour elle, c'était accepter de rencontrer, quelqu'un même si elle en ignorait l'existence. J'ai eu quelques moments d'hésitations, comme on dit "la patate se débattait", ce qui me faisait peur, c'était d'essuyer un refus de sa part, Je craignais la liste des soupirants rejetés, sur laquelle je ne voulais pas figurer. Je ne savais rien d'elle, sa vie, si elle avait quelqu'un etc. Cela me rendait très inquiet, un refus m'aurait sûrement été très pénible car j'étais déjà accroché. Comme j'avais mis beaucoup d'énergie, j'attendais beaucoup de cette rencontre. Je pense encore aujourd'hui, que je me préparais à vivre, la plus importante étape de ma vie. Je ne saurai jamais, ce qu'aurait pu avoir comme conséquence, un "non" de sa part, car ce que j'ai eu c'est un OUI. J'étais dans une boite téléphonique, j'avais pris soin d'attendre d'être seul, qu'il n'y ait personne d'assez près pour entendre la conversation. Quand j'ai raccroché le téléphone, j'ai cru un instant, perdre mes jambes, j'étais vraiment heureux, c'était très important pour moi et çà commençait bien. C'était le commencement et déjà je venais de commettre une bourde, Comme au téléphone c'était sa mère qui m'a répondu, tout bonnement elle a demandé, de la part de qui et j'ai aussitôt répondu que cela n'avait pas d'importance, je voulais parler à Mademoiselle sa fille. Ouf! aujourd'hui quand j'y repense cela aurait pu être la fin de ce début tant espérer. C'est que plutard que j'ai su que je l'avais échappé belle, j'ai été chanceux que la futur belle-mère ait été de bonne humeur et aussi que quelqu'un devait appeler et qu'elle imaginé que j'était ce quelqu'un, qui appelait pour je ne sais quoi. Ce n'est que plusieurs mois après quand nous nous sommes mieux connus qu'elle m'en a fait la remarque. Je peux dire que je ne sais pas si c'est à cause de cela mais j'ai eu une belle-mère en or, le beau-père aussi. Ils ont vite pris auprès de moi la place de deuxième parent et je n'hésitais à me confier à eux quand j'en sentais le besoin.
La chance m'a sourie, et cette rencontre mémorable a eu lieu le jour de la fête à St-Joseph, je suis sûr qu'il était avec moi ce jour là, toute ma vie je ne l'ai pas oublié. Comme St-Joseph, j'ai toujours voulu être l'époux parfait ou du moins le plus possible ! Je venais de remporter une première manche, il s'agissait pour moi, de ne pas faire d'erreurs par la suite, car je savais que ces liens, étaient très fragiles, une erreur et tout pouvait finir vite. J'avais peur et j'étais très nerveux, je crois que le coeur m'avait rapetissé de moitié en tout cas le lendemain, quand je me suis présenté chez elle à l'heure fixée, pour mon premier rendez-vous, je n'étais pas gros, " J'étais pas gros dans mes souliers".
Quelle rencontre!! je me revois encore le grain plutôt serré, j'avais peur de dire des conneries, faire des choses pas correctes. Ce qui mettait encore plus de pression, c'est qu'à ce moment-là, je vivais que pour la réussite; cette rencontre, en autant que je me souvienne, c'était la rencontre de ma vie, ma vie se serait écroulée si j'avais manqué mon coup. C'est comme si tout d'un coup toutes les autres femmes, avaient disparu de la planète. Je me devais de réussir à la séduire car c'était elle que je voulais. Il était clair en mon esprit c'était elle ou rien du tout. Je suis sur que St-Joseph y était pour quelque chose. Elle m'a bien accepté, tout ce qui me manquait je le voyais en elle, moi j'étais gêné, elle pas du tout, moi pas très parlant, elle avait beaucoup d'entregent, elle semblait très à l'aise, moi ??? plutôt petit dans mes souliers. Pour faire une histoire courte, l'après-midi s'est passé très bien, mais comme mon projet était pas seulement pour un après-midi, je n'osais pas crier victoire trop vite, car je savais que le vent qui semblait bon, pouvait tourner vite. Il me fallait prendre un autre rendez-vous, si je voulais que ça continue, ce que je fis et elle a accepté gentiment. Ce dimanche-là, le dix-neuf mars mille neuf cent soixante, je ne l'ai jamais oublié et cette année en l'an deux mille çà va faire quarante ans de cela. P/S je vous raconte un petit incident qui aurait bien pu tout faire foiré. Remarquer que moi je ne me souviens pas de cela car ce n'est que plutard au cours de nos fréquentations qu'elle me l'a confié. Nous étions allé voir un film au cinéma, paraît-il que j'ai gardé mon chapeau durant la projection, dans le temps c'était assez grave ou du moins assez pour qu'elle se pose des questions, au sujet de nos fréquentations. Il me semble que je l'ai échappé belle, je peux dire merci à sa maman qui l'a encouragé à me donner une chance et à faire preuve de tolérance, lui faisant remarquer que j'avais une bonne réputation dans la paroisse, sûrement j'en valais la peine etc... Ouf! je venais de l'échapper belle. Je pense qu'après cela, j'ai eu une conduite qui l'a sûrement rassuré, puisque cela a toujours continuer. C'est à la suite de trois ans et demi de fréquentations, je la prenais pour épouse, çà dure depuis ce temps là, trente six ans, le vingt quatre août mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf. Nous avons eu trois enfants, deux garçons et une fille, qui sont notre plus grande raison de vivre. Nous sommes aussi les grands-parents d'un petit-fils et d'une petite fille.
Est née le 03 février 1941, elle n'a pas connu ses grands-parents maternels, elle a connu ses deux grands-parents paternels. Elle est fille unique et a deux frères. Son père a été cheminot, une bonne partie de sa vie et sa mère ménagère. Elle a fait ses études chez les religieuses de la Congrégation des sœurs de l'Assomption, elle a terminé avec un diplôme d'enseignante. Elle n'a enseigné que quelques années avant son mariage et quelques autres années après le mariage. C'est elle qui a pris en charge les enfants et tout ce qui entourent la croissance familiale.
Les trois photos ci-dessous, quand elle était petite, sa première communion, et la maison ou elle est né. Ses parents sont décédés, son père à l'âge de quatre-vingt un ans, sa mère à quatre-vingt neuf ans. Son père est décédé subitement, sa mère après une semaine d'hospitalisation pour un infarctus. Ils ont vécu près de nous, les dix dernières années de leur vie, c'était un logement qui communiquait avec nous de l'intérieur, très pratique pour eux, aussi pour les petits enfants qui aimaient bien aller se faire gâter un peu.
Au début de notre mariage, c'est nous qui demeurions avec eux les trois premières années, car nous avions l'amour, mais pas les sous. Donc qu'ils viennent rester près de nous, pour finir leurs jours n'était qu'un retour d'ascenseur, çà n'a jamais été une cause de dérangement pour nous, ils savaient ne pas être encombrants, ils respectaient notre intimité. Ils étaient toujours là pour nous rendre service. Pour faire une histoire courte, c'est le genre de beaux-parents, que je souhaite à tous les couples. Et je crois que tous les couples peuvent beaucoup retirer d'une situation semblable. |
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