DATE DE CREATION DE CETTE PAGE: 15-04-2000

Mes premiers contacts avec la "Mort".


~~~~Je crois que j'ai découvert la mort à l'âge de six ou sept ans environ, avant cela je crois que je n'avais pas remarquer la mort. Ce décès que je me souviens, c'était mon Grand-Père paternel, je l'aimais bien et je crois que lui aussi car il me gâtait pas mal dans le temps. Je crois aussi que c'est avec lui que j'ai commencé le bricolage, car les premiers outils de bricolage c'est avec lui que je les ai utilisé. Après cela j'ai réalisé les changements dans ma vie d'enfants, tout le décors de mon enfance venait de changer. Même si à ce moment là je ne l'ai pas vraiment réalisé. Comme il était vieux en me comparant à lui, je n'ai pas vraiment compris mais je savais que quelques choses venaient de ce passer.

~~~~A douze ans en 1949, elle frappait pour la deuxième fois dans ma famille. Elle me ravissait mon plus jeune frère Paul âgé, alors de vingt-deux mois, des suites d'un bête accident, alors qu'il jouait avec mes parents, il a mal avalé une arachide, elle est allée se loger dans un de ses poumons, ce qui l'a emporté environ deux mois plus tard. La mort de mon jeune frère Paul, représente un des premiers jours vraiment sombre dans ma vie, je l'ai vécu, comme si quelqu'un me lançait une chaudière d'eau glacé à la figure à mon réveil le matin. J'ai découvert à travers cela ce qu'était la vie, qu'il n'y avait pas seulement de la joie, mais aussi de la tristesse, petite et de grande et de très grande. Quand j'ai perdu mon premier frère Paul, j'ai vécu cela avec tristesse, mais j'ai aussi vécu du soulagement à le voir mourir. Ça fait peut-être drôle à entendre pour ceux qui ne me connaisse pas, vous allez comprendre. Je venais d'avoir 12 ans le matin de son décès, puisqu'il est décédé le 23 avril 1949 à 2.45 am. Tout un anniversaire, malgré que dans ce temps là un anniversaire était seulement un jour de plus. Donc pour continuer, la veille après mon retour de l'école, les choses étaient différentes à la maison. Habituellement! J'allais aider mon père à faire la besogne à l'étable, mais ce soir là rien n'était pareil, mon père me laissa à la maison pour aider ma mère avec le petit (Paul) qui allait plus mal. Je me souviens de l'avoir pris sur moi à mon retour de l'école jusqu'à environ 15 minutes avant son décès je crois que je ne voulais pas le laissé, j'aimais souvent jouer avec lui dans son parck que nous avions pour lui et sa protection car l'hiver les gros poeles du temps était plutot mal protégé de la chaleur et il arrivait souvent que des enfants se brule par mégarde. Ça s'est passé alors que nous l'avions retourné dans son lit, car il nous semblait reposer et plus calme. Les souvenirs que j'en ai ne sont pas tous bien joyeux surtout les derniers. Je me souviens de lui, quand il était sur moi et qu'a certains moments, il avait peine à respirer, nous lui donnions du peroxyde ou quelque chose de semblable pour l'aider, déjà je me demande si il était conscient, car je ne me souviens pas de cela dans les dernières heures qui ont précédé sa mort. Après une longue soirée à le voir ainsi se battre pour vivre, j'ai fini par prier Dieu de venir le chercher pour alléger sa souffrance. J'avais l'impression d'être seul avec lui, je sais que je n'étais pas seul à souffrir de le voir comme ça. Ma mère ainsi que mon père, je suis sûr même si il ne le montraient pas trop versaient des larmes intérieurement, juste au pressentiment de ce qui allait se passer, la menace de perdre un enfant était on ne peu plus certaine pour eux.
~~~~Car trois jours avant, ils étaient allés à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, pour lui faire enlever cette arachide qui avait été le début de ces problèmes de respiration. Je suis sur que si mon petit frère avait vécu aujourd'hui, cela aurait été bien différent. Les médecins que voyaient mes parents, trouvaient le récit de ce qui s'était passer tellement invraisemblable, qu'ils disaient de ne pas s'inquiétez, qu'il allait finir par la cracher ou qu'elle allait fondre. Elle n'a jamais fondu, à l'hôpital Notre-Dame le médecin qui l'a traité, est revenue une vingtaine de minutes plus tard, avec en main une belle moitié d'arachide toute bien conservée. À la question de ma mère, à savoir? Si ils voulaient le gardez pour une convalescence, le médecin a répondu à ma mère, qu'il n'y avait plus d'inconvénient à ce qu'ils repartent avec eux. Cette réponse, mes parents l'on vraiment comprise trois jours plus tard, quand il est décédé. Je crois que mes parents ont compris ce qui ce passait 24 hrs avant son décès lorsqu'il a recommencé à s'étouffer. Ma mère avait vue cela avant lorsqu'il lui arrivait de s'étouffer à en venir bleu. c'est pour cela qu'ils ont un peu bousculer leur médecin pour qu'ils leurs donnent un sauf conduit pour l'hôpital pour avoir des soins plus poussés.
~~~~Je pense que j'étais trop jeune pour vivre cela, c'est un passage dur et marquant dans ma vie, je n'ai pas oublié, c'est encore très frais dans ma mémoire. Sauf! que je me suis habitué à vivre avec cette douleur. Comme je peux m'habituer à vivre avec mes maux de dos ou de jambes etc... Mon frère et mes soeurs, je ne sais vraiment pas, je crois que nous avons du vivre un peu les mêmes choses, nous le vivions peut-être chacun pour soi-même, je crois que nous étions tous bien démunis devant cet événement. Moi! comme j'étais un jeune homme les larmes je les contrôlais, ce qui ma aider à accepter cette dure réalitée, c'était d'avoir vu de près sa souffrance, je priais pour que ça cesse et comme je ne voyais pas d'autres espoirs que la mort pour l'en délivrer, sa mort m'a en quelques sortes soulagé. J'étais comme pris entre deux feux, le voir souffrir, le voir mourir et être délivré de cette souffrance. Encore aujourd'hui je n'arrive pas à regretter d'avoir prier pour sa mort, c'était le seul moyen pour lui d'être délivré de sa souffrance mais mon Dieu comment j'ai espéré un miracle. Quand je l'ai couché dans son lit, j'ai cru un moment que mes prières avaient été exaucées. Après ces jours difficiles, avec le temps et les années, je me suis habitué à vivre avec ce mauvais souvenir. Pour m'aider je me disais qu'une chose comme cela ne se produit pas plusieurs fois dans une vie. Mais je ne savais pas?

Oui! Quinze ans plus tard; La mort frappe à nouveau.

~~~~Un autre de mes frères, encore le plus jeune. Claude, venais d'avoir 20 ans. Un accident de travail, il était matelot, et a fait une mauvaise chute dans la cales de son bateau. Je crois qu'il était à bord de ce bateau seulement depuis quelques mois. Ils avaient livré une cargaison de minerai, après cette livraison, ils ont procédé au nettoyage des cales avec de l'eau et pour le faire sécher ils avaient laissé les cales ouvertes d'environ 4 à 5 pieds pour qu'elles sèchent. Ils devaient prendre un chargement de grains je crois à Chicago. L'accident s'est produit au moment de l'accostage au quai de Chicago, exactement comment cela est arrivé, il semble que personne n'a été témoin de l'accident. Semblerait qu'ils se sont aperçu qu'il n'était pas à son poste et c'est là qu'après quelques minutes de recherche, ils l'ont trouvé gisant au fond des cales 35 pieds plus bas. Il a survécu à la chute environ 4 hrs et est décédé dans un hôpital de Chicago des suites de multiples fractures et perforations.
~~~~Oui! un autre coup dure à encaisser et encore aujourd'hui je crois que c'est le plus dûre que j'ai eu à encaisser, je l'ai appris le dimanche matin vers 9 hrs juste avant notre départ pour la messe dominicale. Sur le coup c'était trop fort je n'ai pas réagi ou du moins froidement, comme parfois après avoir reçu un coup dur, j'étais engourdi, je n'arrivais pas à ressentir la réalité de ce qui arrivait, je ne le croyais pas, je ne voulais pas le croire, je croyais que c'était une erreur de personne, enfin c'était une chose impossible. Comme cela est arrivé au début du mois d'août, 20 jours avant notre premier anniversaire de mariage, un beau cadeau. Mon beau-père était déjà parti pour la messe, je me suis donc empressé de le rattraper pour lui apprendre la nouvelle pour ne pas qu'il l'apprenne du curé durant la messe, car c'est le curé qui nous en a informé, donc il était normal qu'il fasse les recommandations aux prières des paroissiens au moment de l'homélie. Dans ce cas, nous étions dans une situation différente, nous n'avions pas le corps en notre possession donc pour moi il y avait toujours espoir d'erreur sur la personne. Il a fallu environ trois ou quatre jours pour rapatrier la dépouille de mon frère. J'ai trouvé cela long, car je nourrissais toujours l'espoir d'erreur sur la personne. Accepter; sans avoir vue une telle chose, surtout qu'il était venu nous voir moi et mon épouse avant son départ pour ce voyage. Il était en parfaite santé, c'était un homme de plus de six pieds pesant près de deux cents livres. Le lundi suivant comme le corps n'était pas encore en route, moi de mon coté j'ai dû me présenté à mon travail pour faire ma journée normale que mon employeur avait préparé pour moi. Quand j'ai demandé à être libéré pour cette journée vu les circonstances, ça réponse m'a un peu déçu, il ne pouvait me remplacer comme cela et il a insisté pour que je travail ma journée comme d'habitude en acceptant de me libérer pour le reste de la semaine. Dans cette épreuve même si j'étais très affecter, je n'étais pas seul bien sûr mon épouse l'était beaucoup elle aussi et ensemble nous avons appris à vivre avec cette large blessure tous les deux car je sais que mon épouse aimait bien mon frère qui avait beaucoup d'amitié pour lui aussi. La vrai douleur je l'ai ressenti le jours ou je me suis retrouvé en face de sa dépouille au salon ou il était exposé. Ce que j'ai vécu à ce moment là, encore aujourd'hui je n'arrive pas à le décrire ou l'exprimer justement avec toutes l'exactitude de la douleur que j'ai ressenti à ce moment là. C'est une grande douleur qui est entré en moi, je dirais que cela m'a tellement fait mal, qu'à partir de ce jour là j'ai eu de la difficultée avec mon système émotif, Je crois que j'ai été comme immunisé contre ce genre de mal. C'est comme si quelques choses c'était refermé en moi et j'en ai eu pour quelques années à m'en remettre. Aujourd'hui je pense que je m'en suis un peu remis mais il m'arrive encore de retomber dans l'insensibilité si je ressens une douleurs trop forte pour ce que je peux supporter.
~~~~Nous avions eu l'occasion de travailler ensemble pour le même employeur, c'était pour la meunerie local à La Baie du Febvre, paroisse ou nous sommes nés tous les deux. C'est comme ça que j'ai pu constater sa capacité physique, nous manoeuvrions des sacs de moulées pesant 100 livres chaque. Il s'amusait à les prendre deux à la fois, un sous chaque bras. Je pense aussi que même si c'est mon frère, avec les autres travailleurs qu'il côtoyait en travaillant, je pouvais remarquer une bonne camaraderie, il avait toujours le sourire et disponible pour un petit service à un confrère etc... J'étais très près de lui, il venait me voir assez souvent et je crois que j'étais pour lui un modèle, nous avions beaucoup de goûts semblables et aussi des ambitions. Avec le temps j'ai encore une fois appris à vivre avec ce souvenir de lui et aussi de mon autre frère.
En 1977, 3ième deuil, Mon Père


~~~~J'avais quarante ans et mon épouse venait de donner naissance à notre fils cadet. Il est né le jour de mon anniversaire en 1977. C'était le 22 avril 1977 en avril et le 24 juin, mon père faisait une thrombose coronarienne, paralysé de tout sa gauche, il a vécu deux mois hospitalisé. C'est lorsqu'il en a fait une autre à l'hôpital, son coeur étant trop usé il ne passa pas. Il est décédé le 29 août 1977, cinq jours après notre quatorzième anniversaire de mariage et notre fils cadet n'avait que quatre mois. Ce qui est différent du décès de mon frère Claude, c'est que lui nous avons vue venir sa mort. C'est plus facile à accepter, même si je trouvais qu'il nous quittait jeune, moi en tout cas je me trouvais jeune pour perdre mon père. Aujourd'hui vingt-trois ans plus tard il me manque encore, toutefois je m'habitue à vivre les deuils. Même si ces trois deuils sont différents, il reste que c'est toujours bien attristant. Quand j'ai vécu mon premier deuil je ne n'étais pas préparé à cela, je croyais pas que cela pouvait m'arriver, seulement quand je serais vieux. Aujourd'hui! je suis prêt à cela et je suis conscient que c'est inévitable, la vie est ainsi faite, donc les deuils, j'apprend à vivre avec même si je trouve cela atroce de perdre des êtres que j'aime. Je suis comme ont dit résigné, j'espère que la mort ne me côtoiera pas trop de près, mais je sais que sur cela je n'ai pas autorité. La mienne encore moins, mais celle-là elle peut attendre rien ne presse. J'espère que Dieu dans l'amour qu'il a pour mes enfants, il y a mis cette option de leurs garder leurs Parents longtemps longtemps encore.


~~~~24 Mars 2001, 12.15 environ le téléphone sonne et j'apprend que je vais vivre le quetrième de mes grands deuils. C'est ma mère qui vient de nous quitter pour un monde meilleur. Elle serait décédé à 11.45 au foyer de Nicolet ou elle était depuis environ deux ans. Comme elle demandais des soins plus dificile nous avons du nous résigné à la placer en hébergement personne étant en mesure de pouvoir lui apporter les soins requis vue sont état de santé. Même si c'est un grand deuil pour moi, je rend grace à Dieu pour son geste car dans l'état qu'elle était je crois que c'est la meilleur chose pour elle, fini ses ennuies et souffrances même si elle n'était pas souffrante physiquement. Elle n'avait plus de qualité de vie et je suis sur qu'elle même avait demandé à Dieu de passer la prendre. Je pense qu'un bon repos elle l'a bien mérité et je le lui souhaite mes prières sont pour elle. Merci Maman pour tout le dévouement que tu as eu à nous élevé, comme tu l'as fait sans jamais baisser les bras devant la tache qui devait être si lourde par moment. Je sais que toi et papa n'avez jamais compté vos efforts pour nous assurer la meilleur qualité de vie avec les outils qui étaient disponible dans votre temps, dans ces temps de sacrifice comme on en a plus aujourd'hui. De ma mère je garde le souvenir de mon premier amour, je crois que j'étais en amour avec elle je me souviens comment je la trouvait belle, mais comme dans le temps comme la photos n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui j'avais une image de la sainte Vierge Marie que je gardais et pour moi c'était la photos de ma mère. Je pourrais dire que les deux première femme dans ma vie ont été la Sainte Vierge et ma mère. Après est venu mon épouse qui elle a aussitot passer en première place, comme il est dit dans l'Evangile, en te marient tu quitteras tes pères et mères pour fondé une famille avec celle que tu épousera ce que j'ai fait.
Le 31 mars 2001

~~~~Jour de funérail, j'appellerais cela le jour ou nous avons fêté son entré au paradis avec elle. J'ai dans ma vie assisté à plusieurs funérailles de toutes sortes et je crois que c'est la première fois que je découvrais de la beauté dans les funérailles. C'est peut drôle dans les apparences, sûrement que c'est moi qui vie quelques choses de particulier avec mon cancer. C'est presque aussitôt en entrant à l'église que j'ai commencé à ressentir cela, nous sommes entré en suivant le cercueil bien sur, en pénétrant dans le portique de l'église la musique et les voies des chanteuses de "Notre-Dame" Ses petites filles avec leurs parents m'ont frappé et transporté dans une autre dimension de vie. J'avais l'impression qu'avec maman nous pénétrions dans ça nouvelle demeure et qu'elle nous faisait voir sa nouvelle résidence. Je suis sur que je n'ai pas été le seul à ressentir des choses semblables. J'étais avec mon épouse bien et aussi ma soeur aîné que je félicite pour tout le support qu'elle a apporté à maman au cour de sa vie. Avec elle j'ai signé dans le grand livre et je n'avais jamais ressenti ma soeur de si près je crois que nous avions des vibrations qui nous étaient de descendance ou congénital?? Après le service religieux un banquet a été partagé entre la parentée et les amis, Compassion était à la fête. Pour moi cela représente un passage important c'est comme si nous venions de changer de rang dans la hiérarchie humaine naturel. Ma soeur et moi et tous notre autre frère et nos soeurs qui sont nos cadets avec nous passons à l'avant. Désormais nous devrons aller vers l'avant sans avoir cette bouée que nous avions toujours eu jusqu'à quelques jours pour nous inspirer comme dans le passé. Notre mémoire sera notre guide car nous ne pourrons jamais oublié les traces qui serons toujours là devant nous, même si nous la voyons plus les déposées comme quand elle était là de son vivant. C'est trace ce sera de notre coeur qu'il faudra les tirées. De notre mémoire, de ce qu'elle a laissé comme exemple etc...

Voici les témoignages de ses petits enfants.



~~~~(Le texte que je vais vous lire, je l'ai écrit le soir même où j'ai appris la mort de ma grand-mère. Ça exprime tout simplement ce que mon coeur ressentait le besoin de lui dire)
Chère grand-mère,

~~~~Quand je pense à toi, plein de beaux souvenirs me viennent en tête. Lorsque j'étais jeune, tu étais toujours prête à participer à mes jeux. Que ce soit pour jouer à l'école, à la corde à danser, au ballon et même au baseball !!!
~~~~Je retiens de toi ta grande générosité, ta grande disponibilité et ton côté tellement rassurant et réconfortant. Merci grand-maman pour tout ce temps et cet amour que tu m'as si gentiment donnés.
~~~~Avant que tu nous quittes, Simone, nous voulons que tu saches que nous sommes tous très heureux d'avoir eu la chance de vivre à tes côtés. Nous te sommes reconnaissants pour tout ce que tu as fait pour nous et sois assurée que nous t'aimerons toujours et que jamais nous ne t'oublierons.
~~~~Ton départ nous attriste bien sûr, mais nous espérons que tu connaîtras tout le bonheur que tu as tant mérité.

Repose en paix Simone.

L Jutras

Hommage à grand-maman Simone


~~~~Avoir à rappeler la mémoire d'une personne qui nous est chère n'est pas une chose facile, encore moins quand elle nous est unie par les liens du sang. Sans doute que dans les temps à venir, la présence physique de grand-maman va nous manquer. Désormais par la puissance de la résurrection, elle nous sera toujours présente et cela, en plénitude. Sa mémoire habitera nos cœurs et nos pensées. En fait, la mémoire et les souvenirs que nous gardons d'elle sont le plus riche héritage qu'elle nous laisse. C'est un héritage qui est substantiel puisque nous gardons chacun un souvenir qui peut être différent. [Et comme nous l'avons entendu dans l'homélie, cette mémoire et ces souvenirs doivent nous conduire à la vie.]

~~~~Pour vous décrire l'héritage spirituel que grand-mère me laisse, j'ai pensé me rappeler quelques femmes de la bible, trois principalement.

~~~~Pour moi, grand-mère était à la fois comme Marthe et Marie, les amies de Jésus. Elle était comme Marthe à cause de son sens de l'accueil. Je me souviens toutes ces années où nous allions chez grand-mère pour le repas de Noël au soir. C'était un repas qu'elle préparait avec beaucoup d'attention. Elle était aussi comme Marthe à cause de sa détermination. Grand-mère était une femme forte qui ne se laissait pas impressionner facilement. Elle était une grande travaillante qui n'avait pas peur de mettre du cœur dans son ouvrage. Femme de caractère, elle pouvait se mesurer à des tâches d'homme tellement elle était déterminée. Grand-mère n'était pas une femme des choses faites à moitié. Ses "oui" étaient des "oui" et ses "non" étaient des "non".

~~~~Elle était aussi comme Marie, une femme attentionnée. Derrière sa force de caractère se cachait un cœur de mère, de grand-mère et même d'arrière-grand-mère. Je prends ici à témoin les parties de carte qu'elle pouvait faire avec son arrière-petite-fille Joanie ou encore toute l'attention qu'elle accordait à Joanie lors de ses visites. Je me rappelle aussi les randonnées dans sa grande voiture (que je trouvais impressionnante d'ailleurs à l'époque) que je faisais avec elle entre la maison de mon oncle Jacques et la sienne. C'était court mais très intense à la fois. Comme Marie, la sœur de Marthe, elle était à l'écoute.

~~~~Elle était aussi comme Marie, la mère de Jésus. Pour moi, grand-mère laissait transparaître une grande part de mystère. Sans doute, ce mystère était-il celui de sa foi. Comme Marie, il lui arrivait souvent de méditer les choses dans son cœur. Ce mystère, Dieu seul en connaît vraiment le contenu.

~~~~Grand-mère était une femme de la terre, elle la préférait à toutes les grandes villes du monde. Maintenant, elle reçoit le plus bel héritage, le cadeau le plus extraordinaire qu'elle n'aura jamais reçu, la terre promise, le Royaume de Dieu, la vie éternelle. Bref, je garde donc en mémoire de toi, grand-maman Simone, ta force de caractère, ta détermination, ta plénitude, ton sens du principe, ton mystère sans doute celui de ta foi…

~~~~De par le vocable de la communauté dans laquelle je me suis engagé, je confie grand-maman Simone au Sacré-Cœur de Jésus. Je sais qu'il l'accueille pour que désormais elle puisse reposer sa tête sur son cœur dans la paix et dans l'amour en plénitude. Grand-maman, nous avons foi que maintenant tu as reçu ce qu'il y a de plus beau pour toi et nous savons que tu seras toujours à nos côtés avec grand-papa Maurice, mon oncle Claude et mon oncle Paul. Tu peux maintenant reposer en paix auprès du Christ qui t'a tant aimée, qui a donné lui-même sa vie pour toi et pour nous.
Fr. Bergeron.



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