DATE DE CREATION DE CETTE PAGE: 08-02-00

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Ma vie active


~~~~~Pour parlez de ma carrière de camionneur, C'est la période ou je suis devenue autonome, je gagnais et je payais pour mes besoins et caprices. C'est la que j'ai commencer à mettre mon plan de vie à exécution, Famille, propriété, enfants etc. J'étais un homme plutôt sérieux pas questions de perdre mon temps avec des choses qui s'envolent en fumée. J'avais des idées et des projets.

Comment j'ai choisi ma carrière,

~~~~~Déjà à l'âge de douze ou treize ans quand je voyais passer un camion sur la route, je rêvais de voyager comme çà moi aussi quand je serais plus vieux. J'avais une âme d'aventurier déjà ce genre de travail me semblait être très intéressant. À l'âge de dix-huit ans je me suis présenté au bureau d'enregistrement pour passer les examens nécessaires pour l'obtention de mon permis de conduire. Une classe chauffeur ce qui me donnait le droit de conduire des véhicules commerciaux. On vérifiait si ma vue était bonne, si je connaissais les pricipaux signes routiers, stop, traverse de chemin de fer, zone de ville etc. Il y avait un petit test pratique comme conduire une voiture à transmission manuelle, (pré-requis pour obtenir un permis de chauffeur je devais être en mesure de conduire avec une transmission manuelle) un petit tour un quart de mille environ, dans les rues de la ville aux environ du bureau, simplement voir si je savais un peu conduire. Mon père devait signer car je n'avais pas vingt et un ans, (l'âge réglementaire était vingt et un ans). À vingt et un ans, on pouvait posséder une automobile mais si je me souviens bien avant c'était avec la signature du père. Pour ce qui est de la conduite des camions s'était l'employeur qui embauchait qui en jugeait, La seule norme exigée était qu'il fallait avoir un permis de catégorie chauffeur.
~~~~~J'étais sur point d'avoir 19 ans, j'ai commençé au printemps 1956, le premier camion que j'ai conduit était un Dodge 1948, avec une caisse de bois de 14' de longueur et une toile comme couverture. Cette journée là pas besoin de vous dire qu'au volant d'un gros camion, je venais de prendre de l'importance dans la société, le camion que je conduisais pouvait atteindre une vitesse de croisière d'environ cinquante à cinquante-cinq milles à l'heure, les deux premières journées je ne dépassais pas beaucoup quarante milles à l'heure, j'avais une vitesse de trop sur le camion qui en comptait cinq. La première journée mon employeur est venu avec moi, histoire de voir si je pouvais conduire sans trop de risque pour le camion et les autres. Aussi me montrer la route de mon travail car je ramassais le lait des fermiers pour le conduire à l'usine de transformation(société coop-agricole de Granby à Notre-Dame du Bonconseil) ou on y fabriquait du lait en poudre majoritairement et autres produits. Je travaillais l'été sept jours par semaine et l'hiver six seulement. J'ai gardé cet emploi environ cinq ans, après quoi je me suis placer dans une autre sorte de transport. Après trois mois des employeurs à la recherche de chauffeurs me contactaient ou contactaient mon père pour m'embaucher. Je me suis replacé dans le transport du bois pour un marchand de matériaux de construction de la région. Ensuite j'ai travaillé pour une Coopérative agricole, livraison de moulée pour les fermiers, transport d'animaux pour les abattoirs de Montréal Coop-Fédéré, et Canada Packard etc.… J'ai œuvré dans ce domaine environ deux ans et demi après quoi je me suis lancé dans le grand transport général entre Montréal et la région de Nicolet. Je dirais que c'est là que je me suis vraiment lancé dans ma carrière de camionneur. Dans le temps un chauffeur qui pouvait livrer dans la ville de Montréal et Québec était bien vu. Les employeurs dans le transport général recherchaient ce genre de chauffeurs.
~~~~~ Ce fût là le vrai commencement de ma carrière de routier, celle qui m'a conduit à la retraite. Il y a eu trois employeurs qui se sont succédé pour les trente-cinq ans qui ont suivit. Si vous faites le calcul de mes années de travail le total donne quarante-deux ans plus un an de chômage réparti entre les trois derniers employeurs. Donc quarante trois ans ou j'en ai vu de toutes les couleurs et je ne parle pas seulement de la température. Il m'est arrivé des petites mésaventures et des plus grandes. Je me compte chanceux je n'ai eu qu'une grosse accident ou je ne sais pas si j'ai été déclarer responsable. j'ai été impliqué matériellement à quelques reprises durant toutes ces années. mais Je me compte chanceux car je n'ai jamais été impliqué dans des accidents causant des blessures majeures seulement des égratignures sans plus.
~~~~~Durant toutes ces années, j'ai eu à conduire à quatre reprises des camions neufs, même si je n'en ai pas eu souvent de camions neufs, ce que je préférais, c'était surtout d'avoir un camion attitré et régulier. J'aimais personnaliser mon camion m'installer confortablement avec les commodités pour accomplir mon travail. J'aimais assez mon camion que mon épouse se posait la question à savoir si je ne l'aimais pas plus qu'elle. Peut-être que c'est pour cela que mes patrons ne me changeaient pas souvent de camion, ils comprenaient l'attachement que j'avais à mon camion. Mon camion, ma femme et ma famille étaient des choses précieuses pour moi c'était ma raison de vivre et travailler comme je le faisais.
~~~~~Comme çà ne fait que quelques mois que j'ai pris ma retraite, mes nuits sont encore hantées par toutes sortes d'aventures et mésaventures du temps ou j'étais actif dans le camionnage. Je ne vous cacherez pas que si quelqu'un me proposait un voyage par une belle journée ensoleillé, je serais tenté d'accepter, certains jours je suis plutôt nostalgique. Surtout quand je repense à ces belles journées, vécu seul avec mon camion comme le cowboy avec son cheval. Rien n'aurait pu remplacer ce bonheur seul avec moi-même et mes pensées et la route qui défilait devant moi, m'offrant des paysages d'une beautés que j'ai encore peine à décrire. Il m'est souvent arrivé de penser au bonheur que j'aurais eu à pouvoir partager tout cela avec les miens(ma femme, mes enfants et amis etc.).Quand je repense à tous les beaux paysages d'automne ou d'hiver avec le soleil et tous les apparats que la nature peu déployer pour nous prendre dans les tripes. Je conduisais toutes la journée sans voir le temps, seul la noirceur me rappelait à la réalité, c'est là que je commençais à trouvé le temps plus long, l'ennuie des miens me prenais, encore un soir ou je ne verrais pas les enfants.
~~~~~ Ma femme je l'ai souvent rejointe assez tard le soir pour la quitté tôt le matin et c'est comme-ca que je recommençais une nouvelle journée. Oui il y a eu des jours, le temps semblait s'arrêter, quinze heures, dix-huit heures ou vingt heures, les journées passaient si vite qu'il me semblait que je n'avais pas le temps de rouler à mon goûts seul la noirceur me rappelait la fin d'une autre journée. Je pense que si je devais diviser toutes mes heures travaillées par quarante heures, je pourrais ajouter cinq à dix ans à ma carrière de quarante trois ans.
~~~~~Si j'ai décidé de prendre ma retraite ce n'est pas parce que j'étais tanné de conduire, c'est plutôt mon travail qui avait toujours les mêmes exigences et moi je sentais que mes capacités pas mal diminuer. Il y a environ une douzaine d'années j'ai eu un petit accident cérébrale et j'ai dû me ralentir un peu et arrêter de conduire durant des longues période comme j'avais toujours fait jusque là. J'ai du changer de routier que j'étais à livreur local, plus de longues heures assis au volant sans beaucoup d'exercice, il me fallait faire plus d'exercice. J'ai quand même été chanceux car j'ai pu me rendre à l'age requis pour rendre à terme mon fond de pension. Le soucie de ma famille que je n'ai pas pu gâter beaucoup durant de nombreuses années ou je travaillais de longues heures pour me payer des choses et une maison pour le jour ou je prendrais ma retraite. Après avoir payer tous cela, ce serait trop bête qu'il m'arrive quelque chose et que je ne puisse en profité. A tout cela j'ai réfléchi, car j'ai perdu mon père j'avais quarante ans, et il m'a beaucoup manqué et me manque encore, je ne lui avais pas encore tout dit ce que je voulais et il reste beaucoup de choses que je n'ai jamais pu lui montrer. Autrement dit ! Je ne voulais pas faire la même chose à ma femme et mes enfants. Si toutes les années antérieures je n'ai pas pu vivre avec et pour eux, je compte bien y remédier. C'est en parti cela qui m'a décidé. Je suis chanceux ma santé est encore assez bonne, malgré les petits faibles aux dos, les jambes et l'usure de tout le reste.
~~~~~Après ces quelques mois je découvre une nouvelle vie que je ne connaissais pas, la liberté plus d'horaire à respecter, du temps pour relaxé et vivre avec les miens et pour les miens. Çà me fait quand même drôle de ne plus avoir d'horaire toute tracer d'avance. Je vis le moment présent et je peux le retarder si çà me tente. Avec mon épouse c'est prèsqu'une nouvelle lune de miel car nous retrouvons beaucoup plus souvent seul à bavarder en prenant le café le matin ou le midi peu importe quand çà nous tentent. Les jours sont presque tous semblable, le dimanche seul se distingue car les autres jours sont tous des samedis pour nous. Des lundi et vendredi il ne semble plus en avoir pour nous. C'est toujours week-end. En terminant je vous présente le site de mon dernier employeur

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